jeudi 28 novembre 2013

CABOURG, le Temps des " Romantiques "






Plus d'un siècle sépare ces deux vues du Grand Hôtel, côté plage 6 Documents collection privée.


Manuscrit du XVème siècle - In-4° 159 ff. - ARCHIVES NATIONALES de FRANCE à PARIS.


Affiche ancienne de 1892 - CABOURG - Document B.N.F. de PARIS


Affiche ancienne de 1895 - CABOURG - Document B.N.F. de PARIS.

l'une des féries inoubliables de Cabourg......

Aux temps lointains, des folles années de la Belle Epoque......

des dentelles, crinollines  et autres....bottines à boutons


Mode et élégance à CABOURG en juillet 1900

 et les tenues de bains.....


Présentation du dernier chic.....en maillot de bain pour dame - Document collection privée.

- des redingotes, pantalons rayés et autres chapeaux melons,



Elégances et  frou-frou , capelines et canotiers - Collection privée privée.

Vue sur la plage de Cabourgà l'heure du bain en 1925

Epoque qualifiée de " Belle ", parmi les........belles, 

des calèches aux Panhard-Levassor et de Dion-Bouton.


Panhard-Levassor en 1899, photographiée lors du passage du Tour de France automobiles - Document de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.

Dans les brumes épaisses du passé,

dans les volutes de l'Histoire, un nom apparaît,

rayonnant d'élégance, 

CABOURG

Le temps des " Romantiques "


Vue satellitaire de Cabourg, avec son point central de rayonnement, l'ensemble Grand-Hôtel - Casion - Document I.G.N.



L'avenue de la Mer, avenue centrale, véritable épine dorsale de Cabourg - Document des Archives départementales du Calvados.


Raccordement de l' extrémité méridionale de l'avenue de la Mer avec la voie Caen-Dives-Houlgate  -
Document des Archives départementales du Calvados.


toute une époque .......



Affiche sur Cabourg - Collection de la Bibliothèque Nationales de France à Paris.


Une prestigieuse Station Balnéaire, et un centre philharmonique très recherché.




Couverture et la 1ère page / 13 du très célèbre morceau pour piano - Document de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.

1892, nous apprend, que la Société des Chemins de fer de l’Ouest, organise des excursions :

- pour 50 fr. en 1ère classe - 40 fr. en 2ème classe , le voyage-excursion comprend Paris, Louviers, Rouen, Dieppe, Cany, Saint-Valéry-en-Caux, Fécamp, Le Havre, Honfleur, Trouville-Deauville, Villers-sur-Mer, Beuzeval, Cabourg, Caen, Évreux, Paris.

- pour 70 fr. en 1ère classe - 55 fr. en 2ème classe, le voyage-excursion comprend Paris, Louviers, Rouen, Dieppe, Cany, Saint-Valéry-en-Caux, Fécamp, Le Havre, Honfleur, Trouville-Deauville, Villers-sur-Mer, Beuzeval, Cabourg, Caen, Isigny, Cherbourg, Évreux, Paris.

-  pour
La Société des Chemins de fer de l’Ouest, en 1906, propose des « Voyages aux bains de mer à prix réduits »……

- billets de 4 jours en 1ère classe : 33 fr.
- billets de 4 jours en 2ème classe : 23 fr.

- billets de 10 jours en 1ère classe : 37,80 fr.
- billets de 10 jours en 2ème classe : 25,50 fr.

- billets de 33 jours en 1ére classe : 81,05 fr.
- billets de 33 jours en 2ème classe : 54,65 fr.
- billets de 33 jours en 3ème classe : 36,45 fr.

Extrait du Monde artiste du dimanche 13 août 1893, n°33,
-p.566,
« Madame la mode se repose. Elle a commencer à créer ses modèles nouveaux : ses plans à peu près terminés sont dans ses cartons. Mais elle ne les mettra en exécution, et ne fera voir le jour à ses nouveaux modèles au public qu’au commencement de septembre.
« Elle va donc se distraire, toute la fin d’août un peu partout où il est possible de  puiser encore des idées……Trouville, Cabourg,……Vichy,…..Royat…..

Echos artistiques,  de Cabourg.
- le 31 juillet 1898 - «  Magnifique représentation de Carmen au Casino de Cabourg. Interprétation de tout premier ordre de M. Beyle, ténor de l’Opéra Comique de Paris, très applaudi dans le rôle de Dom José ; M. Jacquin superbe dans  Escamillo ; Mesdames Jane Stéphane dans Carmen et Van Parys dans Micaëlla formaient un ensemble remarquable.

L’orchestre composé d’artistes de l’Opéra et de l’Opéra-Comique, sous l’habile direction M. Célestin Bourdeau a exécuté merveilleusement l’oeuvre de Bizet.

Les décors avaient été peints par M. André Roy et M. Bourdeau avaient spécialement engagés les chœurs de l’Opéra-Comique. À Cabourg ont fait bien les choses !

Le 22 juillet 1900, selon toujours les mêmes sources,
- «  la saison théâtrale de Cabourg  vient de s’ouvrir, le 14 juillet devant une salle des plus choises.
«  M. Célestin Bourdeau a groupé autour de lui une phalange d’artistes et un orchestre des plus brillant.
«  Le public a ratifié son choix en lui faisant un accueil triomphal.  La salle entière a écouté debout  La Marseillaise, magistralement interprétée par M. Corin, un baryton que Paris applaudira cet hiver.
«  Mesdames Marie Girard, Schneider, Messieurs Chalmin et Vaunel ont recueilli une ample moisson d’applaudissements.

Toujours extrait Du Monde artiste du dimanche 12 août 1900,
p.505,
« Dimanche dernier, M. Bourdeau donnait à ses abonnés la première représentation de : la Fille du tambour major. Immense succès d’interprétation et de mise en scéne ; Mademoiselle Zélo-Duran et Génin ; MM. Chalmin, « Corin,…..etc, etc, se souviendront de cette soirée. Au défilé des Français à Milan, le public à saluer le drapeau français par in tonnerre d’applaudissements.
« Décidément, Cabourg tient le record du succès - L. F.

Le 6 juillet 1902, M. Lagrange le directeur du Casino de Cabourg compte cette année donner en son theâtre les principales opérettes à succès pour lesquelles il a créé et formé une excellente troupe dont ill est question jusqu’à Paris. Au nombre des pièces inscrites, nous citons :
- la Mascotte ; le Grand Mongol ; les 28 jours de Clairette ; Joséphine ; les Mousquetaires au Couvent ; ….etc.
Pour la comédie et le vaudeville,
- le Marquis de Priola ; les Deux Écoles ; l’Étrangère ; Yvette ; le Billet de logement….etc….etc. - Journal du Monde Aristique du dimanche 6 juillet 1902 - n°27, 42ème année.

28 juin 1903, à Cabourg. C’est année encore, c’est M. Lagrange qui dirigera le théâtre du Casino de Cabourg, il n’en pouvait être autrement, d’ailleurs, car le jeune et sympathique impresario avait, l’an dernier, conquis à l’unanimité les suffrages du public tout particulièrement avert qui fréquente la Reine des plages normandes.

M. Lagrange au Casino, Messieurs F. Bertrand et Fabre au Grand Hôtel, c’est le succès de la saison assuré. 

18 septembre 1904, n°38,
« Les représentations au Casino de Cabourg, si artistiquement réglées par Monsieur Louis  Ballard, de l’Opéra, et les concerts du Grand-Hôtel constituent un programme de premier ordre, qui satisfait au plus haut point la nombreuse et élégante clientèle de cette plage exquise.

« Ce mois de septembre sera certainement l’un des plus brillants qu’on ait vus depuis plusieurs années à Cabourg - C. G.



Arrivée en gare de Cabourg, du tramway à vapeur de Caen, via le Home - Document des Archives départementales du Calvados.


Le temps de la " Belle Epoque ".....fin XIXème siècle.


C’est dans le Figaro du 22 juillet 1879, que l’appellation Cabourgeois et Cabourgeoise, semble avoir été officialisé.

Nous débuterons ce chapitre par les vers de A. Belhomme, avoué à la Cour d’Appel de Paris ; dédiés aux réfugiés de 1870-71 à Cabourg.

- Aux Chers réfugiés de Cabourg, le 29 novembre 1870,
« Souvent, pour alléger le cœur dans ses alarmes
« Dieu vient à son secours, et lui donna des larmes,
« Car pleurer et bien doux ! Le présent, et l’avenir,
« Disparus un moment, font place au souvenir.
« La pensée, empruntant ses ailes aux nuages,
« Vole auprès des absents dispersés par l’orage;
« Ensemble, on entrevoit des jours moins malheureux;
« Ensemble, on prie, on espère, ou on pleure avec eux.

En 1875, le docteur Paul Labarthe, fidèle habitué de Cabourg, dans son ouvrage « Les Eaux minérales et les bains de mer de la France », préfacé, par le non moins célèbre Professeur M.-A. Gubler ; y signale que Cabourg  est un petit .hameau de 600  habitants, et que de prestigieux auteurs et directeurs de théâtres
Y séjournent de préférence, comme : 
« Auguste Maquet, fécond collaborateur d’Alexandre Dumas, père, et d’Ennery, possèdent de magnifiques villas à Cabourg où ils se redent régulièrement en villégiature ».

H. Magron, en 1899, décrit un « voyage », de Caen à la mer.

« La ligne de tramway de Caen à la mer part, à Caen de l’église Saint-Pierre, suit le quai de la Londe, traverse les communes d’Hérouville et de Blainville, laisse sur la droite Colombelles et Longueval, en longeant le canal de Caen à la Mer, sur la rive gauche duquel elle est construite. À la hauteur du pont de Ranville, elle se bifurque : 
« d’une part, vers Ouistreham, elle s’incline vers la gauche pour suivre la mer, et « desservir Colleville, Hermanville, Lion, et Luc….



Il était une fois….. un petit train
Une histoire romantique, qui ne dura pas. Le tramway à vapeur de Caen à la mer.


Suite à la loi du 21 mai 1836, le 1er septembre 1860, l’établissement d’une ligne de chemin de fer d’Argences à Dives a donné une certaine importance à la gare de Moult-Argences desservant une partie de la vallée d’Auge, et notamment Cabourg-Dives, et Beuzeval, dont les bains de mer en ont fait des stations importantes ; par la rapidité de leur développement.

Dans sa séance du 30 août 1867, le Conseil Général a admis le classement du chemin de fer d’intérêt local de Mézidon à Dives. Une délibération prise le 30 août 1869 concédait provisoirement la ligne précitée, à Monsieur Izouard. La subvention allouée est : 840.000 fr., soit 28 KM. À 30.000 fr.


De retour vers Cabourg, en direction de Caen, le petit train - Document des Archives départementales du Calvados.


C’est lors de l’Assemblée extraordinaire du Conseil Général du Calvados, le 11 janvier 1869, que Monsieur Le Provost de Launay, préfet du Calvados, conformément aux délibérations dudit Conseil en août 1868, annonce aux représentants présents, la réalisation d’un projet soumis par Monsieur Le Sueur de Gomesnil, d’établir une ligne de chemin de fer départemental, au départ de la gare de Caen, et se dirigeant vers Trouville, par Salenelles, Cabourg, Dives et Deauville.


Dans son rapport en 1871, Monsieur Fontette, précise cette subvention est payable en trois ou quatre annuités égales, au taux de 6,72 pour cent, amortissement compris ( l’annuité est fixée à 81.715 fr. 20 c. Aucun décret d’utilité publique n’a été rendu à ce jour. Le mercredi 11 avril 1877, les membres du Conseil Général du Calvados, réunis sous convocation de Monsieur le Préfet, à l’hôtel des bureaux de la Préfecture, sous la présidence de Monsieur Paulmier, en  présence de Monsieur le Préfet lui même, 

- « Monsieur Pilet-Desjardins lit et porte à la connaissance de l’assemblée plusieurs délibérations concernant la ligne de chemin de fer d’intérêt général : Dozulé à Deauville, et précise que le projet soumis aux enquêtes traverse des territoires accidentés et peu habités. 

La ligne par la « Croix Heuland » envisagée par la Compagnie d’Orléans à Chalons, à l’époque où celle-ci sollicitait du gouvernement la concession connue sous la dénomination « de réseau d’Orléans à la mer », n’avait «  entre nous…. » d’autre objectif que le port de Trouville, sans se soucier des intérêts locaux.

- le Conseil émet dans le procès verbal de séance - p.72-73 :
« Messieurs les Ingénieurs ont pensé que, dans ces conditions, la ligne ne serait ni utile, ni productive, et que dans ces circonstances, ils ont présenté un nouveau projet qui se rapprochant du littoral relierait entre elles les importantes stations balnéaires de Dives, Cabourg, Beuzeval, Houlgate, Villers et Trouville-Deauville.



Epoque révolue,du petit train à vapeur qui reliait Cabourg, à Caen - Documents des Archives départementales du Calvados.

« Le nouveau tracé, empruntant à la ligne d’intérêt local Mézidon à Dives, un  parcours de 8,5 km. environ, serait appelé à conforter cette ligne, qui ne serait en fait que le prolongement logique de celle de Trouville. L’intérêt effectif : mettre tous les points du département du Calvados en relation avec les Stations Balnéaires précitées.
« La référence de la rentabilité positive de la ligne de Caen à Courseulles, incite fortement à réaliser ce projet qui s’avère rémunérateur

Le 8 août 1878, Monsieur Émile Laurent, à la page VIII de son rapport, informe les membres du Conseil Général du Calvados :
« Le tracé de l’embranchement de la ligne de chemin de fer d’intérêt général, déclaré d’intérêt publique par la loi du 16 décembre 1875.…il a paru convenable de substituer au tracé de ladite compagnie ( Cie d’Orléans ) qui ne traversait que des communes peu peuplées, une ligne par le littoral destinée à relier entre elles les stations balnéaires de Dives-Cabourg, Beuzeval-Houlgates, Villers, Trouville-Deauville, que tout Paris visite chaque année.
« Les études faites en 1876 ont eu pour résultats la présentation d’un projet lui a été soumis à l’administration supérieure dans la première quinzaine de février 1877.

« Aux termes de ce projet, le tracé entre la gare de Dives et l’aiguille n°1 de la station Trouville-Deauville présentait un développement de 21.400 m. . Il comportait des déclivités de 20 mm. par mètre, et un tunnel de 500 m. de longueur pour le passage du faite de Saint-Vaast, qui sépare le vallon de Beuzeval de celui de Villers.

« La dépense de l’infrastructure, y compris les bâtiments des stations, s’élevait à 3.702.000 fr., soit 173.000 fr. par km.
« L’administration supérieure a jugé que ce nouveau tracé s’écartait trop de l’ancien pour qu’il pût être approuvé sans une nouvelle enquête d’utilité publique.
« Elle a prescrit, par décision du 13 avril 1877, cette enquête qui a eu lieu du 20 mai au 20 juin 1877.
« La Commission d’enquête s’est réunie le 25 juin 1877 et a formulé, à l’unanimité, l’avis qu’il y a lieu de déclarer d’utilité publique le chemin suivant la nouvelle direction.

« Le Conseil Général du Calvados, dans sa session d’avril 1878, avait donné son adhésion au projet et réclamé son exécution, à l’exclusion de celui présenté par la Compagnie d’Orléans à Chalons.



Route Dives-Cabourg à Caen par le Home. On remarque la voie ferrée à droite - Document des Archives départementales du Calvados.

Dans le recueil des Lois, Décrets, Ordonnances, Règlements et Avis du Conseil d’Etat - tome 90, on trouve dans la chronologie du 13 novembre au 21 novembre 1890 :
- réunion en une seule gare de la halte de Cabourg et de la station de Dives-sur-Mer, sur la ligne de Mézidon à Dives - B.23003.

L’Itinéraire de la France de 1901, par Paul Joanne, page 11, précise :

- à chaque train arrivant à la gare Dives-Cabourg un omnibus ( genre de bus tirait par un ou deux chevaux ), et des voitures de places attendaient les voyageurs pour les conduire au centre ou au Grand hôtel de Cabourg . Il en coûtait 50 c., et 75 c. avec bagages, et 90 c. la nuit.


Le deuxième réseau de chemin de fer d’intérêt local, exploité en vertu d’une convention du 30 décembre 1925, approuvée par décret du 27 janvier 1926, qui comprenait à l’origine deux lignes de Lisieux à Notre-Dame-de-Courson et d’Orbec à Livarot, a été complété par les lignes de Condé-sur-Noireau à Vire, et de Dives-Cabourg à Lisieux. ( avenants des 30 juin et 26 août 1927, approuvés par les décrets  des 30 août et 11 septembre 1927 ), puis par les lignes de Brecey à Vire, et de Tessy à Vire ( convention interdépartementale des 7-8 juillet 1929, et avenants des 26 septembre 1928, et 7 juillet 19229, approuvés par décret du 25 août 1929 ).

- ligne n° 1 : Orbec - Livarot = 25 km. 500,
- ligne n° 2 : N.-D. de Courson - Lisieux = 18 km. 200,
- ligne n° 3 : Condé - Vire = 27 km. 100,
- ligne n° 4 : Dives-Cabourg - Lisieux = 34 km. 300,
- ligne n° 5 : Brecey - Vire = 30 km. 200,
- ligne n° 6 : Tessy - Vire = 24 km. 500.

Les deux dernières lignes ont été mises en exploitation le  1er octobre 1929.

En 1932, suite à une enquête, un constat s’impose :

«  la ligne ne devrait jamais devoir s’améliorer de façon sensible …. », le revenu par kilomètre est de :
- 1930 - 1,96 fr.,
- 1931 - 1,86 fr.

En 1933, la ligne de chemin de fer d’intérêt local, Caen- Cabourg-Dives-Luc, à l’origine d’un tronçon Bénouville - Dives ; le train à vapeur  y a été supprimé .

Un service d’autobus est assuré pour les voyageurs, et a même l’été , prolongé jusqu’à Trouville.


Le service des marchandises est assuré par des camions automobiles. 



….une époque " Belle" ; mais...….de nos jours : révolue !


du petit train dénommé «  Tramway » de Caen à la mer…


voilà, ce qu’écrivait en 1899 H. Magron,


Document de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.



La lige des Tramways du Calvados, également connus sous la dénomination «  les Tramways de Caen à la Mer », part de Caen des abords de l’église Saint-Pierre, suit le quai de la Londe, traverse les communes d’Hérouville et de Blainville, laisse sur la droite Colombelles et Longueval, en longent le canal de Caen à la mer sur la rive gauche duquel elle est construite. À la hauteur du pont de Ranville elle se bifurque :

- à gauche elle continue à suivre le canal jusqu’à Ouistreham, et continue en direction de Colleville, Hermanville Lion et Luc….

- à droite, elle traverse les ponts de Bénouville, et de Ranville, passe par Salenelles, et le Home…..



Les arrêts :

- pont de Bénouville ( construit en 1870 ),

- halte de Ranville ( 488 habitants en 1888 - 11 km. de Caen ),

- halte - Fermae de la Poste ( Boite aux lettres ),

- halte - Amfréville-L’Écarde ( 387 habitants en 1888 ),

- halte du Rue Patra, desservant le hameau Oger, et le château d’Herbecourt,

- station de Solennelles ( 288 habitants en 1888 - 15 km.de Caen ),

- arrêt - Moulin Dubuisson,

- station de Merville ( 234 habitants en 1888 - 18 km. de Caen ),

- halte - Franceville-Plage,

- arrêt - Margaux,

- halte - Le Home Sainte-Marie,

- arrêt - venue Bourgeois,



- arrêt - Le Home Bonnaric,
- halte - Le Home - Varaville ( 289 habitants en 1888 ),
- arrêt - Bas-Cabourg  ( hameau de trois fermes et deux maisons ),
- arrêt - Cabourg pépinières ( nombreux jardins et pépinières ),
- station - Cabourg,
« Canton de Troarn ; 15 km. de Troarn et à 24 km. de Caen - 1125 habitants.
«  L’origine de Cabourg ne remonte pas avant 1855 ; c’était auparavant un village « de pêcheurs sans importance, dont les demeures construites à l’abri des dunes, « forment encore ce qu’on nomme aujourd’hui le Vieux Cabourg.
« Le nouveau bourg construit en éventail, a l’apparence d’une ville dont le plan est trop vaste. Plus de 4 millions ont été dépensés en travaux par la Société qui  avait acheté le sol 80.000 fr. aux anciens propriétaires. Beaux hôtels, vaste casino, avenues grandioses, jardins anglais, éclairage au gaz, rien ne manque  rien ne manque aujourd’hui.
Signé A. Joanne.


Outre son Casino et des hôtels très importants, Cabourg compte une quantité de villas remarquables, citons celles de M. Matharel de Fienne, de M. de Jancigny, de la Divette, la Maison Normande de Mme Bertaut, la Pibola, Green Cottage, et une de nombreuses autres……
Plage de sable, très unie sans aucun galet.
À gauche de la route qui sépare le nouveau Cabourg de l’ancien, se trouve l’église, construite en 1848 dans le style ogival, par l’architecte Michel Delfresne - Fonts baptismaux du XIIème siècle - Croix de pierre du XVIIème siècle.

Postes et télégraphes, le bureau principal est situé à la Mairie, avenue de la Mare - Boites aux lettres : au Grand Hôtel ( sous le passage à la mer ) ; route de Caen à Dives ( à l’extrémité de l’avenue de la Mare ) ; et à l’entrée du jardin du Grand Hôtel.
Agences et location - Jardin du Grand Hôtel et avenue de la Mare - Maison à partir de 300 fr.

Pharmacien - avenue de la Mare,

Bains froids et bains chauds - au Grand Hôtel, il y a des Maîtres nageurs, 

Alimentation - Marché couvert, tous les jours, avenue de Trouville ; grand marché tous les Mercredis à la même place,

La vente du poisson se fait au marché ; il n’y a pas de pierre pour la vente à la criée,






Document des Archives départementales du Calvados.

Plaisirs - Casino, théâtre, concerts et bal….etc…
Pêche marée montante dans la Dives et la Divette - Pêches aux équilles dans le sable, en septembre et au début d’octobre.

Excursions,
- 1° - à pied - à la colonne de Guillaume le Conquérant, et au château Foucher de Careil,
- 2° - à pied - à Houlgate-Beuzeval,
- 3° - en voiture - à Trouville par la Croix Heuland et Tourgéville,
- 4° - en voiture - à Villers par la route et retour par le Chaos et les Vaches Noires, et la route de la Corniche,
- 5° - au Home-Varaville,
- 6° - à Brucourt.

- station - Dives.


Gros plan sur l'estuaire de la Dives, vu au XVIème siècle. Si l'on distingue sur la gauche en bordure ledit estuaire, on remarquera le relief précisé par le réalisateur, et le clocher indiquant le village de Cabourg, bien que non  dénommé, limité par la Dives, et ceinturé par les marais - Document du fond ancien de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.

Un projet qui n’a pas été une utopie….

il s’en est fallu de peu  : Cabourg, port de guerre…c’était en 1888, au temps , où les Anglais n’étaient pas nos  Amis…….


Le «  Projet de création d’un port de guerre et de commerce à Cabourg » développé par Alfred Piat à la Société de Géographie, le 1er février 1888.

« Je vais vous présenter ce projet,
« Cabourg est une petite ville sur le bord de mer, à peu près à moitié chemin entre Trouville et Caen . C’ était il y a peu de temps un village de pêcheurs dont une fantaisie clairvoyante en a fait une station de bains de mer qui prend de jour en jour de l’importance et qui mérite déjà, à ce seul point de vue, que la géographie s’en occupe.
« La situation critique du Havre et de Cherbourg, les avantages manifestes de Cabourg et par-dessus tout l’intérêt national m’ont déterminé à appeler  l’attention publique.
« Je l’ai traduite en un projet dont peut être quelques uns d’entre vous ont eu connaissance, car il a déjà pris une certaine importance dans les dossiers parlementaires, grâce aux rapports de plusieurs commissions gouvernementales des deux Chambres, qui ont renvoyé ce projet à l’examen du gouvernement.
« Nous vivons dans une époque de transformation ; chaque année apporte, pour ainsi dire, des changements dans nos habitudes, la science nous poursuit de ses inventions.
« Depuis le jour où la vapeur a fait son apparition, que de changements, autant à l’étranger qu’en France, sont survenus dans la marine militaire et commerciale.
« La dimension des navires  a été sans cesse grandissante et on s’est ingénié, de jour en jour, à en augmenter la vitesse. Les ports se sont trouvés insuffisants 
« pour répondre à ces progrès ; il a fallu songer à les approprier aux nouveaux besoins.
« Nous possédons de grands navires de commerce d’une construction incomparable, pouvant  lutter de vitesse avec les meilleurs des autres pays, et notre port principal Le Havre, n’est pas en état de les recevoir. 
« Le gouvernement a présenté un projet de loi pour l’amélioration de ce port ; mais il est peu probable qu’on arrive à surmonter les difficultés de toute nature qui existent.
« D’un autre côté Cherbourg, notre unique port militaire dans la Manche ne répond plus, par sa situation et son aménagement, à la protection que la France est en droit d’attendre.
« D’où la nécessité de la création d’un nouveau port de guerre et de commerce, qui ne peut résulter que de l’insuffisance constatée du Havre et de Cherbourg.

« ……….10 pages de textes


Plan du futur port de guerre et de commerce, joint au projet, tel que la concevait son réalisateur, M. Piat - Document de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.


Avantages de la situation de Cabourg, port de commerce,


« Voici les avantages de la situation de Cabourg.
« La vallée de la Dives à l’entrée de laquelle se trouve Cabourg et la petite ville de Dives offre le meilleur point de pénétration dans les terres. Cette vallée a plus de 30 Km. de profondeur.
« Tout semble avoir été préparé par la nature pour la création d’un grand port.
« Cabourg se trouve suffisamment à l’écart de estuaires de la Seine et de l’Orne pour n’avoir pas à redouter les conséquences de l’ensablement et de l’atterrissement dont ces estuaires en sont victimes.
« Son orientation assure sa facilité d’accès, les falaises et les coteaux qui le dominent à l’Est et à l’Ouest assurent sa sécurité et ses moyens de défenses.

« ……….19 pages de textes

« Je viens de vous exposer les avantages que présente Cabourg pour la création d’un port de commerce, je vous démontrer qu’ils ne sont pas moins importants « pour y établir un port de guerre.

Cabourg, port de guerre.


« Nos marins militaires ont depuis longtemps demandés un port refuge entre Le Havre et Cherbourg. Un port capable de recevoir notre marine et notre matériel de guerre aujourd’hui en péril à Cherbourg.
« Outre la situation dont nous avons déjà parlé, Cabourg serait y compris à 12 Km. des approches de l’ennemi, et à l’abri des batteries destinées à protéger la rade.

« ……….9 pages de textes

«  En conclusion, Cabourg dans la baie de la Seine, à l’embouchure d’un petit fleuve côtier, à l’entrée d’une large et profonde vallée, paraît réunir toutes les conditions indispensables à l’établissement d’un grand port de commerce et militaire moderne, exceptionnellement facile à mettre communication avec Paris, le Centre, le Sud, et le Sud-est de la France.
« Tel est le projet, auquel je vous demande de vous associer, votre approbation devant s’associer aux conclusions des commissions des deux Chambres et au vœux dont je viens de vous faire part.

Ce projet qui avait reçu plusieurs avis favorables, fut mis en différé faute de crédits.

Il ne sera jamais repris, mais n’en sera pas pour autant abandonné. 


Gros plan sur une carte du XVIIIème siècle, précisant l'importance de l'embouchure de la Dives - Document de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.



Des terrains furent acquit pour ce projet , puis beaucoup plus tard revendus - Document de la Bibliothèque Nationales de France à Paris.


Un dossier qui n'a jamais été archivé......



Plan affiné de Cabourg au 1/20000 - " Cabourg grand port militaire et de commerce sur la Manche" , on remarque dans l'angle droit la " future ville de Cabourg". Les différents bassins, et les redoutes pour la  protection sont bien apparents - Document de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.

vraisemblablement perdu, oublié dans un quelconque tiroir.

Cabourg : étape du Tour de France automobile, tout une époque….!


En 1897, Paris-Dieppe, Paris-Trouville ne suffisaient pas à satisfaire les adeptes du motocycle, et ceux de l’automobile.
Le 22 août, Paris-Cabourg, ou le départ en course,


C’est le 22 août 1897, succédant d’autres périodiques, que le journal «  le Vélo », organisa sa course de motocycle : Paris-Cabourg ; réunissant un honorable groupe d’engagés.

Cette compétition, ne se réalisa pas malheureusement dans les meilleurs conditions atmosphérique. Le vent qui souffla en quasi tempête contre les concurrents, fut catastrophique pour «  les moyennes », pour «  les performances ». Néanmoins, le vainqueur Bardin, démontra avec sa tentative de départ en groupe.

On aurait songé à adopter ce principe pour les corses de voitures, s’il n’avait été insensé de vouloir lancer au même instant cinquante à soixante véhicules sur une route large de quelques mètres.

Tour de France automobile - sa genèse : la griserie de la vitesse


Lorsque le 10 avril 1899, le journal Le Matin, dans un article en 1ère page annonça que Monsieur Paul Meyan organisait l’été suivant une grande course automobile d’endurance et de vitesse, sur une durée de huit jours et un parcours de 2.500 km. ; pour les lecteurs de ce quotidien, cette annonce fit l’effet d’une bombe.

Le schéma général de cette compétition, dessinait un vaste un quadrilatère , dont Paris constituait évidemment l’un des angles. L’Automobile-Club organisatrice avait la haute direction de l’épreuve, la Commission sportive constituée spécialement, était chargée d’élaborer le règlement, de former un jury ayant pour tâche de donner les départs, de juger les arrivées, et de promulguer les résultats après les avoir homologués.

L’itinéraire de cette course nous dévoile :

- 1er jour,   16 juillet 1899 : Paris, Saint-Dizier, Toul, Nancy - 300 km.
- 2ème  jour, 17 juillet 1899 : Nancy, Gray, Dôle, Lons-le-Saulnier, Bourg,
                 Ambérieux, Culoz, Aix-les-Bains - 450 Km.
- 3ème jour, 18 juillet 1899 : repos à Aix-les-Bains,
- 4ème jour, 19 juillet 1899 : Aix-les-Bains, Chambéry, Grenoble, Tournon,
                 Saint-Étienne, Roanne, La Palisse, Vichy - 400 km.,
- 5ème jour, 20 juillet 1899 : repos à Vichy,
- 6ème jour, 21 juillet 1899 : Vichy, Clermont-Ferrand, Ussel, Tulles, Brives, 
                 Périgueux - 300km.,
- 7ème jour, 22 juillet 1899 : Périgueux Ruffec, Bressuire, Nantes - 350 km.,
- 8ème jour, 23 juillet 1899 : Nantes,  Angers, Le Mans, Alençon, Argentan, 
                 Falaise, Caen, Cabourg - 350 km.,


- 9ème jour, 24 juillet 1899 : Cabourg, Lisieux, Évreux, Saint-Germain - 200km.

2.350 km parcourus, traversant 30 départements, et plus de 300 communes, franchissant six chaînes de montagnes, coupant 62 passages à niveau. Les constructeurs s’évertuèrent à construire de véritables monstres de puissance :
La Société Mors un modèle de 16CV ; Lemaître conduisait une Peugeot de 35 cv; Panhard-Levassor aligné une 15 CV.


M. Heath, traversant le pont de Cabourg, le 23 juillet 1899, au volant de sa Panhard, sur pneu Michelin.
Photo Vie au Grand Air - Document le Matin - 4ème édition.

Commentaires de l’étape Nantes - Cabourg.


L’étape Nantes-Cabourg , que tous les Chroniqueurs, tous les fanatiques de l’automobile avaient pronostiqué comme une « promenade santé », s’avéra diamétralement opposée.

C’est tout le long du parcourt en Anjou, la population qui manifesta de différentes façons son mécontentement, et même son hostilité, par l’organisation défaillante du contrôle local.

La malchance de Corre, dont une tige du piston de son moteur, rompu obligea celui-ci à poursuivre son trajet par le train.

Puis se fut Charron, à la sortie du Mans, lorsque son palier de son marchepied avant céda. Alençon était à 40 km. pour pouvoir réparer. Seul la marche arrière est en état de parfait fonctionnement. Sans aucune hésitation Charron, décide et effectue le trajet Le Mans-Alençon en marche arrière. Il est la risée des charretiers, des conducteurs de carriole qui le double. À Alençon, c’est la rupture de ce qui l’avait sauvé. Découragé, aigri, il abandonne.


M. Gabrielle, sur sa Decauville, au départ de Cabourg vers Paris.
Photo Vie au Grand Air - Document le Matin - 4ème édition.

À Cabourg, tout est différend, on attend avec une impatience excitée les valeureux coureurs. C’est une foule élégante d’estivants fortunés, de charmantes jeunes filles, les bras chargés de fleurs qui reçoivent sur la ligne d’arrivé Levegh, le premier sur sa rapide voiture Mors, puis à huit minutes en deuxième position de Chasseloup-Laubat, et troisième René de Knyff à 23 minutes.

Un milliardaire Américain en séjour se fait remarquer par son exubérance à vouloir acheter la voiture à un concurrent, qui refuse avec énergie, il achète à prix fort évidemment ( dix louis d’or ), le brassard doré bleu et or à Monsieur Viterbo, chronométreur.

Un photographe prend au départ à Cabourg, les «  derniers survivants du Tour de France automobile ». Et  d’embrayer pour l’ultime étape de Cabourg à Paris.

C’est à 4 h. 14 m. 48 s. 2/5 que de Knyff, franchissait en vainqueur la ligne d’arrivée Porte d’Hennebont à Saint-Germain, sur sa Panhard, équipée de pneus Michelin ; à la l’effarante vitesse moyenne de 51 km. 300 à l’ heure.


R. Kniff, sur sa Panhard,  équipée de pneu Michelin, à son départ de Cabourg, pour sa victoire à Paris - Photo Vie au Grand Air - Document le Matin - 4ème édition.

Décret du 15 juillet 1914, érigeant Cabourg en Station climatique, parution au Journal Officiel le 21 juillet 1914, p.6622.



Dépôt légal à la Bibliothèque Nationale de France à Paris
n° DLE-20121119-64486 ; le 19 novembre 2012
Tous droits réservés    


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* seigneurie de Buffe
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* son nom a une histoire, et l'Histoire est dans son nom !

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* Pays des deux rivières……,
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dernière mise à jour le 11 décembre 2013

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